PAIEMENT PAR TELEPHONE MOBILE
le 01/10/2007
Il y a quatre ans Orange, Telephonica Moviles, T-Mobile et Vodafone fondaient ensemble l'"Association Mobile Payment Services". L%u2019objectif : fournir dès 2004 une solution interopérable et européenne de paiement via supports mobiles. Depuis, le concept a fait un bout de chemin. Voici où en est le marché du m-commerce.
L%u2019année dernière, le Crédit Mutuel et NRJ testaient le paiement par mobile. Deux cents clients strasbourgeois des deux enseignes payaient via leur téléphone portable dans des cinémas, restaurants et supermarchés. Le principe ? Le client présente son téléphone devant le lecteur du commerçant. Un voyant lumineux et un signal sonore reconnaissent le mobile. L'utilisateur compose alors son code confidentiel sur le combiné où apparaît le montant de la transaction. Sur le plan de la sécurité, le niveau se veut rassurant : la puce de paiement est logée dans la
carte SIM et répond au standard de sécurité EMV (Europay, Masterc, Visa), le même que celui des cartes de crédit classique. Aucun numéro d'identification de la carte n'est visible et si le téléphone est volé l'utilisateur fait simplement opposition auprès de sa banque. En revanche le compte peut être réouvert sur un nouveau mobile.
Orange et la division semi-conducteur de Philips ont mené pendant six mois un test du même type à Caen dans une vingtaine de magasins et des parkings. Résultats : 30% d'augmentation sur les transactions, certains achats ont atteint 1.500 euros et les consommateurs ont perçu des avantages en terme de sécurité.
Début 2007, la société ShopText proposait pour sa part de payer par
SMS. L'idée : ouvrir un compte via un call-center qui prend les informations nécessaires d'identité, de paiement et de livraison. Il suffit ensuite d'envoyer le code court sur un support papier, web....et de l'envoyer via
SMS. Le
code PIN est demandé en retour pour effectuer la transaction. La redoute s%u2019est également mise au m-commerce avec la carte privative Kangourou en partenariat avec Finaref. Beijing Municipal Administration & Communications Card Co ont adopté ce système dans les transports en communs pékinois. Cette carte, introduite en mai 2006 fonctionne avec les lignes de bus, les métros et certains taxis. Elle devrait permettre de payer les places de stationnement et les péages autoroutiers d'ici la fin de l'année.
Le paiement par mobile se développe et tpuche principalement le domaine du stationnement ou de la distribution automatique. Le transfert d'argent d'un mobile à un autre est possible grâce à Crandy, m-banxafe ou à Movo, des tentatives dans les transports ou par des banques sont actuellement menées. Mais du côté des opérateurs, la tendance a l%u2019air ralentie :
Orange parle de 2008, Bouygues Télécom parle plutôt de 2009. Les manufacturiers ne sont pas aussi optimistes, et on considère aujourd'hui que le parc de mobile renouvelé par du NFC ne se fera pas avant 2012... Beaucoup de problèmes sont encore à résoudre : sécurité, partage des revenus, interopérabilité, téléchargement des applications OTA,
abonnement GPRS adéquat, paramétrage du mobile, simplicité d'utilisation...
Monnaie, chèque, carte à puce, téléphone portable, aujourd%u2019hui les moyens de paiement se veulent de plus en plus pratique et inovants. Jusqu%u2019où ira la technologie à ce niveau ? La société WorldPay répond à cette question en lançant Voice Pay, le premier système de traitement des paiements à vérification vocale. Ce système utilise la propre voix du client comme moyen de paiement signé et autorisé numériquement. Il intègre donc une technologie d'authentification par reconnaissance vocale, éditée par VoiceVault, laquelle est déjà employée par des banques, des assureurs ainsi que des organisations gouvernementales de par le monde. Grâce à son utilisation des technologies de la biométrie, d'anti-hameçonnage et d'anti-fraude, Voice Pay veut fournir des garanties de paiement aux consommateurs et aux détaillants.
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