LA QUATRIEME LICENCE 3G A LA TRAPPE ?
le 15/04/2008
D%u2019après un haut responsable du gouvernement, la quatrième licence
3G pourrait rester à l'état de projet.
Tous les rapports que le gouvernement avait commandés encourageaient la concurrence afin de dynamiser tous les secteurs économiques et améliorer le pouvoir d'achat. Aussi, le gouvernement avait réfléchi à différents axes concernant l'entrée d'un quatrième acteur dans le marché des téléphones mobiles. Cependant, cette idée semble s'éloigner.
Un haut responsable du gouvernement aurait déclaré à DOW JONES NEWSWIRES qu%u2019ils envisageraient l'abandon de l'attribution de la quatrième licence mobile.
Craintes du gouvernement ? Pression des opérateurs de téléphonie mobile ? Ce revirement a de quoi susciter quelques interrogations.
Depuis des mois, cette idée était débattue. Les rapports de BEGBEIDER et de CHATEL demandés par le gouvernement défendaient ouvertement l'ouverture du marché du mobile à une quatrième licence. Ceci devrait in fine dynamiser un marché que se partagent pour plus de 95% les trois opérateurs qui, de plus, ont été condamnés pour entente illicite. Des pistes pour faciliter le paiement de cette quatrième licence étaient à l'étude tandis que ORANGE,
SFR et BOUYGUES menaçaient d actions en justice si ces mesures étaient accordées.
On peut donc imaginer que le trio infernal a eu raison de l'idée d'introduire une quatrième licence dans le marché de la téléphonie mobile. Des enquêtes dénoncent déjà des tarifs trop élevés pour les communications mobiles, BRUXELLES s'en mêle aussi en déplorant un immobilisme du marché.
Ce haut responsable du gouvernement argumente que " dans tous les pays où il y a une quatrième licence, cela ne fonctionne pas, le modèle de revenus n'est pas valable. " Il indique également que " la seule entreprise qui a fait une offre lors de la première enchère ne peut pas se la payer. " La référence à Free est évidente, mais depuis le rejet du dossier d'ILIAD, d'autres ont indiqué leur intérêt pour se placer sur le marché.
De plus, cette nouvelle licence
3G rapporterait une belle somme à l'Etat. En effet, les sommes perçues pour l'attribution sont directement réinjectées dans les comptes du pays grâce aux dispositions européennes. L%u2019Etat aurait ainsi pu jouir des centaines de millions d'euros de cette licence pour diminuer son déficit.
Tandis que le marché aurait pu se revitaliser, que l%u2019Etat aurait pu se renflouer, ORANGE,
SFR et BOUYGUES ne semblent pas prêt à laisser leur part du gâteau.
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